L’entraînement au poids du corps — aussi appelé callisthénie ou street workout — consiste à développer sa force en n’utilisant que la résistance de son propre corps. Tractions, dips, pompes, squats, fentes, gainage : quelques mouvements fondamentaux suffisent à solliciter l’ensemble de la chaîne musculaire, sans jamais isoler artificiellement un muscle. Chaque exercice engage plusieurs articulations à la fois, ce qui oblige le corps à se stabiliser et à se coordonner en permanence.
Là où une machine fixe la trajectoire à votre place, le poids du corps vous demande de la construire. C’est tout l’intérêt de la méthode : vous ne travaillez pas seulement la force brute mais la force relative, c’est-à-dire votre capacité à déplacer votre propre masse. La charge ne se règle pas avec des disques, elle se module en changeant l’angle, le levier, l’amplitude ou l’appui — ce que l’on appelle les progressions et les régressions. Une même pompe peut ainsi se décliner en dix niveaux de difficulté, du mur jusqu’à la version sur un bras.

