Le stretching désigne une pratique d’étirements guidés : des postures que l’on installe lentement, que l’on tient plusieurs dizaines de secondes, et que l’on accompagne d’une respiration ample. Rien à voir avec les quelques étirements expédiés à la fin d’une séance : ici, le temps passé dans la position fait tout le travail. C’est en restant dans l’étirement, sans à-coup et sans jamais chercher la douleur, que les tissus acceptent progressivement de céder du terrain.
Séance après séance, ce travail se traduit par un véritable gain d’amplitude : une hanche qui s’ouvre davantage, des ischio-jambiers moins courts, des épaules qui montent plus haut. Le cours balaie les grandes chaînes musculaires — chaîne postérieure, hanches, dos, nuque, épaules — plutôt que d’isoler un muscle après l’autre. Et parce que la respiration guide chaque posture, le rythme redescend en même temps que les muscles se relâchent : le corps et la tête quittent le cours dans le même état.

