Un suivi diététique ne débute pas par un menu type à appliquer, mais par un temps d’écoute. On reconstitue une journée ordinaire : à quelle heure vous mangez, ce qui se passe entre les repas, comment se présentent les déjeuners au travail, ce que vous buvez, comment vous dormez et à quel moment l’énergie retombe. Ce bilan des habitudes fait apparaître des leviers souvent invisibles de l’intérieur, parce qu’ils tiennent à l’organisation plus qu’à la volonté.
À partir de là, l’échange porte sur des objectifs réalistes, choisis avec vous et hiérarchisés. Plutôt que de tout modifier en même temps, on travaille deux ou trois repères à la fois : la composition d’une assiette, le petit-déjeuner quand il est sauté, l’encas d’avant-séance, ce que l’on mange en rentrant d’un entraînement du soir. Chaque étape est installée puis vérifiée avant d’aborder la suivante. Cette logique de rééquilibrage durable demande un peu plus de temps qu’une méthode expéditive, mais elle produit des repères qui restent en place une fois l’accompagnement terminé — et c’est le seul résultat qui compte vraiment.

