Le rameur est une machine cardio qui reproduit le geste de l’aviron. Vous êtes assis sur un siège coulissant, les pieds sanglés sur des cale-pieds, les mains sur une poignée reliée à un système de résistance (air, eau, aimant ou combinaison des deux). À chaque coup, vous poussez sur les jambes puis vous tirez avec le haut du corps, avant de revenir en position de départ pour recommencer.
Tout le principe tient dans un geste en quatre temps : l’attaque (jambes fléchies, buste incliné vers l’avant, bras tendus), la poussée des jambes, le tirage de la poignée vers le bas des côtes, puis le retour, qui se déroule exactement dans l’ordre inverse. Cet enchaînement mobilise une très large part de la masse musculaire — jambes, fessiers, dos, sangle abdominale, bras — pendant que le cœur travaille en continu. Et comme vous restez assis, le geste s’effectue sans impact au sol.
Contrairement à une idée répandue, le rameur n’est pas un appareil réservé aux bras : l’essentiel de la puissance vient des jambes, les bras ne faisant que transmettre le mouvement en fin de course. C’est aussi ce qui explique qu’une séance de rameur fatigue autant : le corps entier participe, et la dépense énergétique suit.

